De nouvelles recherches améliorent la compréhension des contacts sociaux négatifs

De nouvelles recherches améliorent la compréhension des contacts sociaux négatifs

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De nouvelles recherches menées par le département de psychologie de l’université de Durham ont révélé que les contacts sociaux négatifs entre personnes de groupes sociaux ou culturels différents peuvent avoir un effet négatif disproportionné sur la cohésion sociale générale au sein des communautés.

L'étude, dirigée par la professeure Stefania Paolini, analyse 70 années de recherche sur les effets psychologiques des contacts sociaux intergroupes. Les résultats sont publiés dans la revue Bulletin psychologique.

Ces contacts de groupe incluent des interactions entre des personnes de différents groupes sociaux, tels que des groupes raciaux, ethniques ou religieux, et peuvent avoir lieu n’importe où, depuis des conversations dans la rue jusqu’à des rassemblements plus formels.

Les effets psychologiques des interactions sociales

Il est bien établi en psychologie sociale que les interactions en face à face entre des personnes de groupes sociaux différents peuvent contribuer à la cohésion sociale. Cela se fait en réduisant les préjugés, en augmentant la confiance mutuelle et en améliorant les intentions comportementales.

Cette recherche révolutionnaire jette un regard neuf sur les impacts négatifs du contact social, en analysant les effets lorsque l’expérience peut ne pas se dérouler aussi bien.

Les impacts des expériences sociales négatives

Les expériences sociales négatives de notre vie aggravent nos réactions face à ceux qui sont différents de nous, plus que les expériences neutres ou positives n'atténuent ou n'améliorent ces réactions. C'est ce qu'on appelle le biais de négativité.

Les données analysées par l’équipe de recherche du professeur Paolini ont mis en évidence l’existence d’un biais de négativité dans ce type d’interactions, démontrant que les impacts négatifs peuvent largement dépasser les impacts positifs.

Améliorer la compréhension du biais de négativité

L’article fait progresser la compréhension des impacts du biais de négativité et souligne la nécessité d’introductions et de contacts plus coordonnés entre les groupes sociaux, où les opportunités de bon déroulement des contacts sociaux peuvent être maximisées.

Il est crucial de noter que l’étude a déterminé que ces effets négatifs étaient moins prononcés lorsque les personnes avaient moins de possibilités de refuser le contact ou étaient motivées à le faire.

L’équipe à l’origine de cette recherche estime qu’elle constitue une avancée majeure dans la compréhension psychologique des contacts sociaux intergroupes dans des situations réelles. Elle pourrait également contribuer à façonner des politiques et des interventions plus efficaces dans les domaines de la déségrégation, de l’intégration sociale et de la consolidation de la paix dans le monde entier.

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