Des chercheurs découvrent une enzyme élevée dans la moelle épinière liée au vieillissement des motoneurones

Des chercheurs découvrent une enzyme élevée dans la moelle épinière liée au vieillissement des motoneurones

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Une collaboration de recherche dirigée par l’Université de l’Académie chinoise des sciences, en Chine, a étudié le rôle de CHIT1, une protéine associée aux microglies, dans le vieillissement.

Dans un article intitulé « Les microglies CHIT1-positives entraînent le vieillissement des motoneurones dans la moelle épinière des primates », publié dans Nature, le groupe identifie des états distincts de microglies dans la moelle épinière âgée associés à des changements liés au vieillissement. Il relie leur présence à la sénescence des motoneurones et propose l’enzyme CHIT1 comme biomarqueur potentiel du vieillissement.

Les chercheurs ont utilisé diverses techniques, notamment la technologie microfluidique basée sur les gouttelettes et le séquençage de transcription inverse marqué sur une seule cellule, pour analyser l’expression des gènes dans différents types de cellules de la moelle épinière.

Des expériences in vivo impliquant le traitement par CHIT1 chez des singes et des souris démontrent une conduction compromise des motoneurones et un déclin de l’activité physique. Les chercheurs ont observé que les microglies CHIT1+ ne sont pas présentes dans la moelle épinière des souris, ce qui indique un phénomène spécifique aux primates.

Un état microglial neurotoxique non signalé auparavant a été identifié, marqué par une expression élevée de CHIT1 spécifique de la moelle épinière âgée dans les biopsies de primates et d’humains. L’équipe a qualifié cet état de « microglie CHIT1-positive toxique pour les motoneurones induite par le vieillissement (AIMoN-CPM) ». Les microglies CHIT1-positives se localisent préférentiellement autour des motoneurones, avec des niveaux élevés observés dans le liquide céphalo-rachidien et le sérum de singes âgés et de personnes âgées.

La découverte implique que le sous-ensemble microglial identifié et son association avec la sénescence des motoneurones pourraient être une cible potentielle pour des interventions thérapeutiques visant à lutter contre le vieillissement de la moelle épinière. Les chercheurs proposent des stratégies possibles, notamment le blocage de la neurotoxicité de CHIT1 avec des anticorps, l’utilisation d’inhibiteurs existants du récepteur bêta du facteur de croissance transformant et le traitement avec des composés protecteurs comme l’acide ascorbique (vitamine C).

Les auteurs concluent que les microglies CHIT1+ représentent un acteur clé dans la dégénérescence de la moelle épinière liée à l’âge, contribuant à la sénescence des motoneurones. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si la vulnérabilité des motoneurones dans le processus de vieillissement peut être contrée par des interventions thérapeutiques visant à contrecarrer les effets induits par CHIT1 dans l’espoir de retarder le vieillissement de la moelle épinière.

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