Les recherches suggèrent que cela aurait pu aider les premiers groupes de chasseurs-cueilleurs

Les recherches suggèrent que cela aurait pu aider les premiers groupes de chasseurs-cueilleurs

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Une équipe de neuroscientifiques et de psychologues de la Perelman School of Medicine et de l’Indian Institute of Technology a trouvé des preuves suggérant que les premiers groupes de chasseurs-cueilleurs auraient pu bénéficier du comportement des personnes atteintes de TDAH.

Dans leur article publié dans la revue Actes de la Royal Society B : Sciences biologiquesle groupe suggère que ces individus pourraient avoir aidé leurs groupes en s'aventurant au-delà des frontières établies, conduisant à la découverte de nouveaux gibiers à chasser ou de nouvelles plantes à manger.

Les personnes atteintes d’un trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité ont tendance à avoir plus de difficulté à se concentrer sur les activités qui les entourent : elles peuvent également faire preuve d’agitation et être facilement distraites. Des recherches antérieures suggèrent que cette maladie est héréditaire et qu’elle pourrait avoir affecté les humains pendant plusieurs milliers d’années.

Dans cette nouvelle étude, l’équipe de recherche s’est demandé quel avantage génétique le TDAH pouvait conférer et qui avait conduit à sa persistance. Pour le savoir, ils ont mené une expérience impliquant 457 volontaires.

Les chercheurs ont conçu un jeu informatique consistant à cueillir autant de baies que possible dans un monde virtuel. La cueillette des baies impliquait de placer un curseur sur un buisson de baies pendant plusieurs secondes et de déplacer le curseur à mesure que la récolte diminuait.

Les joueurs avaient également la possibilité d'abandonner un buisson pour rechercher et récolter des baies d'autres buissons, mais cela entraînait plus de temps passé à chercher de la nourriture. Les bénévoles devaient cueillir autant de baies que possible sous certaines contraintes de temps. Il a également été demandé à tous les volontaires s’ils avaient déjà reçu un diagnostic de TDAH.

Les chercheurs ont découvert que les participants atteints de TDAH avaient tendance à récolter plus de baies. En effet, ils étaient plus susceptibles d’abandonner un buisson donné lorsque son rendement commençait à diminuer. À l’inverse, ceux qui ne souffraient pas de TDAH avaient tendance à sur-récolter les plantes, ce qui entraînait de faibles rendements. Les chercheurs suggèrent qu’un tel comportement dans le monde réel aurait pu aider des groupes de chasseurs-cueilleurs à survivre pendant les périodes de disette, garantissant ainsi la transmission de leurs traits génétiques.

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