Une étude montre un lien entre l'utilisation de filtres photo et la dysmorphie musculaire chez les adolescents et les jeunes adultes

Une étude montre un lien entre l'utilisation de filtres photo et la dysmorphie musculaire chez les adolescents et les jeunes adultes

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Une nouvelle étude menée par des chercheurs de l'Université de Toronto a dévoilé une association significative entre l'utilisation de filtres photo sur les réseaux sociaux et l'augmentation des symptômes de dysmorphie musculaire chez les adolescents et les jeunes adultes au Canada. Cette étude, qui a analysé les données de 912 participants à l'Étude canadienne sur les comportements liés à la santé des adolescents, souligne l'inquiétude croissante concernant l'impact de la manipulation d'images numériques sur l'image corporelle et la santé mentale.

Les résultats sont publiés dans la revue L'image corporelle.

La recherche révèle que l'utilisation de filtres photo, que l'on trouve couramment sur des applications comme Snapchat, Instagram et TikTok, est liée à une plus grande symptomatologie de la dysmorphie musculaire, une condition marquée par une préoccupation obsessionnelle pour la musculature, une insatisfaction corporelle et une déficience sociale et fonctionnelle, en particulier chez les garçons et les hommes.

“Il est clair dans notre étude que l'utilisation fréquente de filtres photo est associée à des niveaux plus élevés d'insatisfaction musculaire et à des symptômes globaux de dysmorphie musculaire”, explique Kyle T. Ganson, Ph.D., MSW, auteur principal de l'étude. “Le sexe joue notamment un rôle important, les garçons et les hommes qui utilisent des filtres photo faisant preuve d'une plus grande volonté d'augmenter leur musculature et de relever des défis de fonctionnement social et professionnel par rapport aux filles et aux femmes de l'étude.”

Les résultats mettent en évidence le besoin crucial de sensibilisation et d’interventions ciblant les effets négatifs de l’utilisation de filtres photo sur l’image corporelle. Avec la popularité croissante des plateformes de médias sociaux qui encouragent la manipulation d’images numériques, il est crucial d’examiner la manière dont ces technologies influencent la perception de soi et la santé mentale, en particulier parmi les jeunes vulnérables.

“Notre étude met en lumière l'impact souvent négligé de l'utilisation de filtres photo sur la dysmorphie musculaire, en particulier chez les garçons et les hommes”, explique Ganson. “À mesure que la manipulation d'images numériques devient plus avancée et plus répandue, il est essentiel de comprendre et d'atténuer ses dommages potentiels sur l'image corporelle et la santé mentale.”

L’étude appelle à des recherches plus approfondies pour explorer les mécanismes à l’origine de l’association entre l’utilisation de filtres photo et la dysmorphie musculaire. En outre, des programmes d’éducation aux médias sont nécessaires pour sensibiliser les jeunes aux risques potentiels de la manipulation d’images numériques et promouvoir des pratiques d’image corporelle plus saines.

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